Le recul de la construction résidentielle tire à sa fin au Québec

La construction résidentielle devrait se stabiliser au cours des deux prochaines années au Québec après avoir connu une baisse de 22% en 2013, selon les prévisions de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL).

«Le rythme modéré de la croissance de l’économie et de l’emploi pèsera sur la demande de logements, neufs comme existants, cette année et l’an prochain, explique Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL pour le Québec. De plus, le nombre de mises en chantier sera aussi limité par des stocks relativement élevés de logements neufs et existants.»

L’organisme fédéral anticipe ainsi qu’il y aura 38 000 mises en chantier au Québec en 2014, suivies de 38 800 unités en 2015.

Les mises en chantier de maisons individuelles devraient être de 13 200 en 2014 et de 13 400 en 2015. Celles de logements collectifs s’établiraient à 24 800 unités et 25 400 unités, toujours selon les prévisions de la SCHL.

Même si le marché ralentit, les prix continueront d’augmenter d’environ 1% en 2014 et en 2015, estime la SCHL. «En raison d’une contraction de la demande et d’une augmentation de l’offre, les prix des propriétés existantes connaîtront une très faible progression durant l’horizon prévisionnel. Le retour graduel à un marché plus équilibré maintiendra le taux d’accroissement des prix autour de la barre du 1 %, cette année et l’an prochain», note la SCHL. Le prix moyen s’établira donc à 265 800 $ en 2014 et à 269 000$ en 2015.
Les prévisions de la SCHL surviennent tandis que les économistes débattent de la taille de la surévaluation des résidences canadiennes.

La Deutsche Bank estime que le marché canadien est surévalué de 60%. L’agence de notation Fitch évoque plutôt 30%. Le FMI et la Banque TD évoquent plutôt un écart de 10%.

Publié le 06/02/2014 à 10:20, mis à jour le 06/02/2014 à 10:36
Par Stéphane Rolland, Les affaires

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